Journal d'une Tarologue multifacette

  • Jill

Soutenir... Accompagner

Fin septembre... Aujourd’hui c’est le dernier quart de lune. Un moment singulier. Entre l’introspection et le lâcher prise de la Pleine Lune récente, et les intentions à poser lors de la Nouvelle Lune à venir.


Je me sens flottante. C’est le mot.


Encore dans cette énergie de lâcher prise de cette Pleine Lune, il y a une ouverture en moi et … tiens donc! Comme toujours, quand je suis en ouverture et sans attentes, les demandes affluent, les propositions arrivent… « Les affaires reprennent » comme le dit mon mari!

C’est toujours joyeux, ces « vagues » d’énergies qui arrivent alors que j’étais dans une forme de léthargie.


Dans une telle ambiance, je ne m'attendais pas à ça - et pour cause, j’ai enlevé récemment ce service de mon site internet - j’ai reçu ces derniers jours plusieurs demandes de séances de mentorat.

J’ai toujours un peu de mal avec ce terme. Le mot de "mentor" me donne une impression d'être une sorte de gourou! (lol).

Je préfère parler de séances de soutien.

"Ce n’est ni aisé, ni inné, d’avoir une posture juste"

Je suis souvent étonnée et pleine d’humilité lorsque de jeunes tarologues me sollicitent pour les aider. (Si on m’avait dit, il y a 5 ans, que j’aiderai des personnes dans leurs pratiques des arts divinatoires, j'aurais piqué un bon fou rire!) Assez souvent, leurs interrogations portent sur le positionnement juste à avoir en tant que professionnel des arts divinatoires. Je les comprends! Ce n’est ni aisé, ni inné, d’avoir une posture juste face à son consultant. La preuve en est que beaucoup de clients viennent timidement à moi en me confiant leur appréhension des messages des cartes car ils ont vécu une « mauvaise expérience » avec un.e tarologue manquant de tact, dans le passé.


Pour avoir (autant que possible) cette fameuse posture juste, j’aime revenir à moi avant de recevoir un consultant. Je fais un état des lieux rapide de mon corps et ses ressentis. Suis-je à ma place en cet instant? Quel est mon intention? Quel est mon élan? Avec quelle couleur suis-je en train d’accueillir cette personne? …

Rester en posture d’écoute. Ne pas juger. Ne pas conseiller si on ne me le demande pas. Et surtout, LA grande question : puis-je dire TOUT ce que je vois dans les cartes? De mon point de vue, tout peut se dire, mais pas à n'importe qui. Et surtout pas n’importe comment.

Je repense à la première professeure de tarot que j’ai eu. Elle avait une vision des cartes très dualiste et binaire. Certaines cartes étaient négatives. D’autres positives. Point final.

Avec de telles croyances, elle avait une façon très abrupte et lapidaire de livrer les messages des cartes. Cette première approche du tarot, bien qu’assez désagréable pour moi, aura au moins eu le mérite de me montrer ce vers quoi je ne voulais PAS aller.


"Le beau est dans chaque carte"

En me formant avec Sébastien Michel, j’ai compris à quel point le beau est dans chaque carte. Chaque arcane possède sa polarité plus et sa polarité moins.

Cette première prise de conscience - et pas des moindre - m’a permis de faire un pont entre ce que je considère être une véritable philosophie de vie : la CNV (La Communication NonViolente de Marshall Rosenberg) et la façon dont je voulais accompagner les gens par le Tarot.

A l’instar de la chanson de Marshall « See me Beautiful » (vois la beauté en moi), j’aime voir le beau et le potentiel de chaque être. Et c'est dans cette énergie que je partage mon amour du Tarot.

Ainsi, tout est une question de ressentis. Quelle est la vibration de l’humain face à moi? Puis-je lui dire en cet instant, un message sombre révélé par les cartes? Puis-je avoir cette assise et cette confiance en moi, que je serai là si ces mots stimulent trop cet humain?


Proposer des séances autour des arts divinatoires est un réel challenge qui demande une certaine confiance en soi et une confiance certaine en ses cartes.

C’est ce que je je tente de transmettre humblement aux personnes qui me sollicitent et qui ont également à coeur d’accompagner des êtres avec leur tarot.


Ainsi, pour revenir à la question de départ, non, je ne dévoile pas forcément tout à tout le monde. Je l’assume.


"Humilité... Oser..."

Lors de ces séances de mentorat/soutien, il est aussi toujours joyeux et surprenant d’échanger sur nos interprétations respectives. De déposer chacun un point de vue, un regard.

Il n’y a pas meilleure interprétation que celle qui fait écho avec l’histoire et le ressenti du consultant, selon moi. Il n’est bien sur, pas question ici de dire à celui-ci « ce qu’il veut entendre », mais plutôt d’avoir la détente d’éliminer l’histoire qui ne fait pas sens pour lui, dans mon discours.

Ne nous encombrons pas de focalisation sur de possibles problèmes là où il n’y en a pas!


Ayons l’humilité de dire qu’on tâtonne et qu’on va probablement être balbutiant lorsqu’on débute.

Ça a été mon cas quand je me suis lancée, face à des inconnu.e.s, en 2018.


Le message principal que je donne à mes « élèves » est celui de pratiquer. (voilà une grande timidité qui m’envahi en osant exprimer le fait que j’ai des "élèves »!)...

Pratiquer encore et… en corps. Dans le ressenti de leurs progrès, de leurs intuitions et résultats.

Et avoir confiance que des tarologues expérimentés seront toujours sur le chemin pour les aider à grandir dans leur pratique. C’est en tous cas mon souhait!


Vous parler de tout cela me pousse à oser proposer à nouveau ces séances de soutien. Accompagner avec coeur est un vrai moteur. Et vous parler à coeur ouvert est très soutenant!







Merci.

Prenez soin de vous et de votre voie.